🎧 Et si ton métier de rêve se cachait dans tes posts Insta ?
Tu passes du temps à imaginer une story ?
Et si c’était déjà… un début de métier vers le Marketing Digital ?
L’épisode Adelia, Rêve et Deviens, aborde le Marketing Digital
Avec nos deux invitées :
→ Caroline Loisel, conférencière, autrice, podcasteuse, experte des transformations du numérique sur le travail,
→ Sofia Benventi, Digital Key Account Manager dans une agence média.
Elles commencent par nous racontent les héroïnes de leur enfance :
Fantômette, justicière masquée et impertinente, a accompagné l’enfance de Caroline !
Sofia, elle, admirait Hermione Granger, curieuse et intelligente, qui aime résoudre les problèmes.
Ces héroïnes vont les accompagner sur le chemin de leur métier, le Marketing Digital.
Tu vas découvrir dans le podcast :
- Comment on passe d’une passion d’ado à un vrai métier ?
- Quels sont leurs métiers cachés derrière des titres souvent flous ?
- Quels sont leurs parcours dans un domaine en évolution ?
Et tu verras que le Marketing Digital, ce n’est pas juste “vendre des trucs en ligne”.
C’est plutôt l’art de raconter et créer des ponts pour amplifier les messages sur la toile !
Retranscription des moments clés du podcast
Sandrine
Et si ton métier de rêve était caché derrière tes posts Instagram, sans que tu le saches ?
Bienvenue chez Adelia, le podcast Rêve et Deviens, le podcast qui te révèle les métiers cachés du numérique, pour toi et pour tes parents.
Avec un secret chez Adelia, eh bien il y a des lunettes jaunes et tu les verras fleurir pendant l’émission.
Je suis Sandrine Delage, une passionnée de la tech et je suis ravie d’accueillir Caroline Loisel.
Caroline
Bonjour Sandrine.
T’étais qui ado ?
Sandrine
Sofia Benventi. Bonjour.
Et toutes les trois, on va révéler un domaine professionnel, le marketing digital, qui pourrait être le tien de main. Et pour commencer, on ne va pas tout de suite plonger dans le métier, on va d’abord s’intéresser à qui vous étiez ado.
Avec cette question, quelle est l’héroïne qui vous a… accompagné, l’héroïne de votre enfance, qui vous a accompagné dans votre développement et même dans votre métier d’aujourd’hui.
Et je vais commencer par toi,Sofia.
Sofia
Je commence.
Alors, je ne sais pas si je peux la considérer comme une héroïne, mais en tout cas, c’est un personnage inspirant pour moi.
Je faisais référence à Hermione de chez Harry Potter. J’espère que tout le monde a la référence, mais je pense que oui. Et voilà, c’est une fille et… très intelligente, très curieuse, qui met bien sa ferme et essaie de solutionner des problèmes.
Donc, je pense qu’il y a des traits de caractère qui me rassemblent. Et je dirais ça, du coup.
Sandrine
Merci de ce partage. Et toi, Caroline ? Pas la même génération qu’Hermione ?
Caroline
Non, c’est plutôt la génération de mon fils. Donc là, ici, c’est la Team 74.
Je lisais beaucoup, donc c’est plutôt des héroïnes de littérature et la principale c’est Fantômette. Fantômette, déjà, elle avait un petit air un peu impertinent et j’aime beaucoup la petite impertinence.
Et puis son rôle dans sa vie, c’était de résoudre des énigmes, de trouver des solutions, de révéler finalement des choses qui ne se voyaient pas comme ça au premier regard.
Et voilà, on verra le lien avec la tech, mais c’est sûr, il y en a un.
Sandrine
Et cette héroïne, qu’est-ce qu’elle dit de vous sur vos compétences d’ado ? Alors je dis ça parce qu’on pense souvent, quand on est ado, qu’on n’a pas de compétences. On est déjà organisé, créatif, on aime craquer des problèmes.
En quoi cette héroïne, elle vous parle par rapport à Caroline ado et Sofia ado ?
Sofia
Moi, je pense, les liens que je fais avec mon adolescence, c’est surtout que je vois les personnages comme vraiment des personnages bien organisés, assez carrés, on va dire.
Et c’est vrai que déjà toute petite, j’avais déjà l’idée assez claire. J’ai toujours été très curieuse.
Et cette curiosité, après, ça m’a poussée après par la suite à m’intéresser aussi aux études des langues, etc.
Et voilà. Donc je pense que c’est des caractéristiques que j’ai retrouvées dans mon adolescence et qui m’ont accompagnée, même aujourd’hui, dans mon métier actuel.
Sandrine
Très bien, merci. Toi Caroline, qu’est-ce que Fantômée disait de toi ? Malicieux déjà.
Caroline
Alors malicieux certainement, c’est un peu moins frais que Sofia dans ma petite tête.
Mais globalement je dirais, il y avait le côté série aussi, donc il y avait plein de tomes différents.
Et c’était plusieurs aventures, donc une énergie décuplée. Et à chaque fois la quête d’une nouvelle aventure.
Je crois que j’en ai déjà fait pas mal des aventures depuis mon adolescence. Et j’étais déjà comme ça à l’époque.
J’étais passionnée aussi par le théâtre à côté, mais j’étais aussi dans le sport. J’ai toujours un côté un peu touche-à-tout qui ne m’a pas quittée, je crois.
Sandrine
Justement, c’est ça qui est intéressant.
C’est comment ces compétences naissantes de Fantômette et d’Hermione, quelles sont ces compétences que vous avez fait grandir dans votre parcours professionnel ?
Qu’est-ce que tu retrouves aujourd’hui de toi, ado ?
Sofia
Moi, je pense que j’aurais pris le côté organisation. Donc vraiment une bonne organisation, de la rigueur, etc. La partie curiosité, qui est très importante, encore plus dans mon métier d’aujourd’hui, dans le marketing digital tout court.
Et effectivement aussi ces côtés d’essayer de solutionner les problèmes et d’essayer en quelque sorte de trouver un bon milieu pour que tout le monde soit à l’aise et satisfait du travail, de ce qu’on fait.
Sandrine
C’est le côté aventurier, enfin. On ne va pas se mentir.
Caroline
Et j’assume aujourd’hui de dire à 50 ans que je suis une aventurière dans la vie, que Fantômette, elle avait certainement, évidemment, ça en elle. Concrètement, moi, dans mon parcours, j’ai toujours bien accueilli les surprises.
Parce que forcément, quand on est un peu dans l’aventure, il y a des bonnes, il y a des mauvaises surprises. Je suis tombée dans la technologie, franchement, on peut dire par hasard. Je n’avais pas l’intention de travailler dans le numérique.
e suis tombée dans le numérique parce que c’était du culturel dans le numérique. C’était chez Ubisoft. Et puis là, si je reprends les dernières années, j’ai choisi d’être solo entrepreneur.
Au démarrage, j’ai fait formatrice en marketing digital. Et puis, au fur et à mesure, une nouvelle aventure, parce que la tech, c’est quand même une sacrée aventure depuis 30 ans.
C’est complètement inouï tout ce qu’on vit avec la technologie. Et là, on continue en plein avec l’IA générative. Donc aujourd’hui, j’ai toujours un pied dans la technologie, dans cette forme d’ébullition. C’est l’aventure. Parce que parfois, ça bout très très fort et parfois, ça bout moins. Parfois, ça éclate la bulle.
Donc, cette aventure technologique, oui, je pense que dans mon ADN d’adolescente et dans celui de fantômette, il y avait ça. Donc, il y a une forme de plaisir de la découverte et de cette chose qui est toujours en train de bouillonner et un peu de nous étonner quand même, en bien ou en mal, entre guillemets. Mais comment… on en fait quelque chose de bien en fonction de nos valeurs.
Sandrine
Merci. Avant de quitter cette période d’ado, peut-être une dernière question pour les parents ou pour les jeunes filles. Comment se passait l’alchimie du choix d’orientation ?
Caroline
Je ne suis pas rentrée dans la tech en ayant une formation tech. Je suis rentrée dans la tech en ayant une formation plus classique, école de commerce. J’ai vécu dans un milieu plutôt d’artisans. Mon père en particulier avait fait peu d’études.
Je crois qu’il le regrette encore. Et donc, en tous les cas sur moi, il a beaucoup misé. Donc moi, j’ai été fortement encouragée déjà à faire des études plutôt longues. On était plutôt sur du 5 ans que du 2-3 ans. Je ne sais pas si Fantômette l’avait aussi, mais certainement le côté un peu se dépasser.
Donc moi, on m’avait plutôt conseillé des études de lettres. Parce que je n’étais pas non plus une dingue en maths. mais j’ai quand même choisi une école prépa où il fallait quand même avoir un certain niveau de maths en prépa d’école de commerce et donc j’ai quand même pu intégrer une école de commerce en ayant un niveau en mathématiques qui était modéré, dirons-nous je me suis accrochée.
Donc au niveau orientation en fait elle est venue en chemin parce que souvent je croise des plus jeunes et ils se posent déjà beaucoup de questions ils voudraient déjà avoir leur voix moi en fait elle est venue en chemin Elle est venue sur le chemin, c’est-à-dire que tu fais une première étape, tu fais ton école, tu fais ta formation et le métier, il va s’affiner.
C’est vrai qu’il faut faire dix voeux aujourd’hui, je trouve ça incroyable. Moi, j’avais juste envoyé trois ou quatre dossiers maximum à l’époque, quand j’étais en terminale, trois, quatre écoles. Donc dix, c’est déjà beaucoup, peut-être que c’est trop.
Je sais que mon fils, il en a fait cinq ou six et ça lui suffisait. Et puis après, les réponses, elles viennent en chemin. Elles viennent avec les rencontres, elles viennent avec parfois les enseignants, elles viennent avec parfois des rencontres impromptues. Et puis parfois, elles viennent avec une offre d’emploi où il y a écrit le mot culturel dedans. Et vous allez être chef de produit. C’est des CD-roms culturels et éducatifs. Et je suis tombée dans l’Internet. Comme ça ?
Sandrine
Oui, c’est ça. C’est bien. vraie vie. Et toi, Sofia, toi tu viens d’Italie.
Sofia
En vrai, je suis assez d’accord avec ce qu’Caroline disait, parce que je pense aussi, après, les choix, les orientations se font aussi un peu toutes seules, de façon naturelle, sur les chemins, une fois qu’on commence, effectivement, à plonger un peu dans plusieurs domaines et à comprendre ce qu’on essaye d’entreprendre comme voie.
Et moi, comme tu le disais, je suis italienne, donc c’est un parcours un peu différent. Un peu dur pour mes parents au début, parce qu’en Italie, on a un peu les stéréotypes des parcours un peu tracés. Donc, c’était à peu près sûr qu’après ma licence en communication, j’aurais poursuivi avec des études à Milan ou dans une grosse ville.
Sauf que j’ai eu cette idée de partir en Erasmus au cours de ma troisième année de licence. Donc, j’ai vraiment découvert un autre univers, un autre pays, du coup, la France. Et j’ai beaucoup aimé, ça m’a ouvert beaucoup de portes et surtout ça m’a ouvert beaucoup l’esprit également.
Je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément la voie classique que je voulais entreprendre. Et j’en ai parlé avec mes parents, je n’ai jamais eu de soucis, ils m’ont toujours soutenue dans mes choix. Ils ont toujours eu confiance en moi, donc aujourd’hui j’ai identifié mon métier, mes passions, les rêves que j’aimerais bien poursuivre. Et voilà, ça m’a amenée jusqu’ici. Je suis très contente.
Caroline
Il y a des réalités. Moi, je voulais travailler dans l’art au spatial en seconde. Sauf qu’effectivement, là, quand même, le niveau de maths, il fallait qu’il soit très, très haut. Donc, je suis revenue à des niveaux modérés. Je fais déjà une filière scientifique. Alors que tout le monde me disait, mais non, t’es faite pour les lettres. Et que nenni, j’ai maintenu. Voilà, je pense qu’il y avait un côté en moi de faire ce qui me résiste. Ce qui te résiste.
Sandrine
Alors du coup, on va peut-être plonger un tout petit peu dans le métier. Donc là, c’est la deuxième partie, le métier en action.
Je peux peut-être rappeler l’univers du marketing digital, où on peut penser que c’est vendre des trucs sur Internet. Mais pas que, on va peut-être l’illustrer comme étant un mégaphone sur la toile, qui est plutôt l’art de raconter une histoire aux bonnes personnes et au bon moment.
Aussi pour vendre des trucs, mais pas que, ça peut être aussi pour défendre une cause, porter un projet.
Et on va avoir différents aspects comme la création de contenu, les réseaux sociaux, et puis la publicité, le lien avec la publicité digitale. Et la relation client, parce que l’humain est toujours dedans et il faut bien sûr trouver la bonne campagne qui va, ou le bon message qui va correspondre au porteur de projet. Donc, je vais donner vos titres officiels.
Sofia
Oui. Et c’est là qu’il faut se dire,
Sandrine
ne quittez pas, ça va le faire, on va décrypter. Parce que, Sofia, toi, si je donne ton titre officiel, tu es Digital Key Account Manager.
Sofia
Oui.
Sandrine
Toi Caroline, tu as piloté de grandes campagnes marketing et aujourd’hui tu es conférencière, experte, auteure sur le futur du travail, en particulier avec les enjeux de l’intelligence artificielle et podcasteuse. Alors on va dépasser ce titre, mais je le dis parce que vous allez le trouver quand même sur les sites d’orientation potentiellement.
Sofia
Ah bah oui.
Sandrine
Donc comment on pourrait l’illustrer ? Alors soit trois émojis par exemple, qui caractérisent ce métier, Ou plutôt… Vous devriez l’expliquer à votre mère ou votre grand-mère. Quel libellé ou quel autre descriptif parlerait un petit peu plus à votre famille ? Je commence par toi Caroline.
Caroline
Je crois que la meilleure image qui me vient, c’est un chauffage. Je suis là pour réchauffer la technologie.
La technologie, évidemment de base, c’est plutôt quelque chose de froid. On est à l’opposé de l’art, si je devais opposer deux éléments. J’opposerais ces deux-là. Et en vrai, je trouve qu’il y a une forme d’art quand on fait du marketing.
Comme tu le dis, narrer des histoires et du coup réchauffer cette froideur, on va dire un peu inhérente à la technologie et à travers le marketing, venir la réchauffer.
Ça veut dire plusieurs choses. Ça veut dire que vous êtes un pont entre justement les personnes qui travaillent concrètement dans la technologie, qui ont des formations 100% tech et puis… les futures personnes qui vont utiliser ces services, que ce soit des clients, que ce soit des prospects, que ce soit des utilisateurs, et comment finalement vous allez rendre la technologie accessible.
Donc si j’expliquerais à ma grand-mère, je lui dirais que je suis comme un chauffage.
Sandrine
Ah, merci ! Et toi, Sofia ?
Sofia
Alors déjà, peut-être d’une manière un peu plus visuelle, avec des émojis.
Moi, je prendrais la loupe pour tout ce qui est la partie veille, créativité, curiosité, etc. Je prendrais les emojis avec des graphes, côté analyse, et je prendrais, je pense, la petite ampoule pour tout ce qui est stratégie.
Et pour essayer d’expliquer un peu tout ça, je m’identifierais comme un catalysateur, du coup. Solutions et besoins, décrypter les besoins d’une personne et de l’autre côté, trouver des solutions qui puissent effectivement être cohérentes. avec les problèmes qu’on a évoqués et faire en sorte que tout le monde soit content de ce qu’on leur propose.
Sandrine
Et Caroline, quel est peut-être l’aspect le plus surprenant de ton métier ? Parce que quand on parle de numérique, on a souvent l’impression de passer des heures derrière un écran. Qu’est-ce que tu aimerais partager sur quelque chose d’inattendu ou de passionnant ?
Sofia
Alors,
Caroline
quand j’étais vraiment dans les fonctions de marketing digital jusqu’en 2000… 16, 17 quand même, donc il y a encore 5-6 ans, j’ai été vraiment sur cette fonction-là. Ce qui est inattendu, je pense, c’est le mot qui vient d’être prononcé, c’est la créativité.
Marketing, on entend un peu un truc bien rangé avec des recettes, avec des matrices qu’on a plus ou moins appris, des schémas, des façons de faire, des parcours consommateurs. Et alors en plus on rajoute digital, le côté froid de tout à l’heure.
Je suis très créative j’adore ça innover j’adore la feuille blanche dès qu’il y a trop de trucs déjà écrits sur la feuille je suis pas trop envie d’y travailler et je trouve que justement dans le lien que j’ai eu avec ce métier c’était éminemment créatif éminemment visuel trouver des solutions pour moi c’est être créatif quand vous devez faire le pont entre il y a un problème euh… il y a un bug et un client pas content, il faut être assez créatif quand même pour trouver une solution intermédiaire parce qu’on ne va pas résoudre le bug en 10 minutes.
Donc, qu’est-ce qu’on fait en attendant ? Il y a ce pont, c’est l’image du pont, en fait, entre cet univers tech et l’univers visuel, finalement, parce que le marketing, c’est ce qui reste, c’est ce qu’on voit, c’est ce qu’on écoute. Donc il y a un côté aussi interprétation, traduction, pour les personnes que moi je vais voir derrière qui ne sont pas en contact direct avec IBM.
Donc comment je fais l’effort de bien comprendre ce qu’on est en train de me dire, de reprendre avec des mots, de reformuler, pour que derrière ça puisse être audible et juste. Et ça je trouve ça passionnant.
Sandrine
Si on le traduisait en actions concrètes de sa journée, par exemple dans son planning, qu’elle serait peut-être… Les actions les plus marquantes ou les plus récurrentes de ce que tu fais en fait ? Non, c’est une journée.
Sofia
Beaucoup de communication, beaucoup d’échanges.
Donc, il y a quand même un côté très humain aussi, même si on parle des tech, du marketing, etc. Donc, ça, j’apprécie beaucoup et ça prend quand même une bonne partie de ma journée.
Après, il y a du coup ces côtés créativité. pour essayer de trouver des bonnes solutions, des bonnes stratégies qui puissent rendre nos campagnes efficaces et surtout assez puissantes pour targueter un peu les personnes qu’on souhaite cibler.
Et après, il y a une grosse partie aussi d’analyse pour essayer de voir concrètement si on arrive à mener des bonnes actions. tout ce qu’on a mis en place, les résultats de notre travail au quotidien. Ça, c’est à peu près les trois piliers fondamentaux de mon travail au quotidien.
Sandrine
Dans ton analyse. Et pour terminer cette partie, pourquoi vous diriez que c’est votre métier passion, votre métier de rêve ? Pourquoi ça vous fait écho ? Parce qu’on le sent quand vous parlez que c’est de la passion, tout ça.
Sofia
Moi, je trouve que ce que j’aime vraiment beaucoup dans mon métier, c’est que c’est impossible de s’ennuyer. Je vais tout lâcher après, donc ce n’est pas le but. Je suis très contente d’être tombée sur mon métier actuel. C’est un métier très dynamique, en évolution constante. Il faut être vraiment en veille constante tous les jours pour essayer de comprendre ce qui se passe sur les marchés. On est quand même sur un secteur digital, ça bouge très vite. Il faut surtout continuer de rester informé. C’est pour ça que je suis passionnée.
Caroline
Moi je trouve que la tech ça m’a permis un chemin, je ne suis pas sûre qu’un autre secteur me l’aurait permis. Parce que finalement j’ai commencé par le marketing digital en mode un peu action opérationnelle, ensuite j’ai formé des personnes à être opérationnelles, et aujourd’hui je prends la parole pour continuer à vulgariser, à faire le pont et à faire le chauffage entre la technologie et l’humain.
C’est l’ébullition, ça change tellement, ce que tu dis est très juste, on ne s’ennuie pas. et puis là, de façon un peu plus récente avec l’IA, le côté esprit critique c’est-à-dire qu’en fait ça vient vraiment nous chercher sur c’est quoi notre singularité en tant qu’être humain et ça c’est passionnant.
Comment on va se compléter ou pas avec la machine et avec les outils et là on est dans un sujet sociétal, on est dans un sujet sociologique, on est dans un sujet éthique on est dans un sujet philosophique et là moi du coup, je ne suis qu’une petite pierre dans cet édifice mais dans les messages que je fais passer, ils sont effectivement là, c’est-à-dire à la fois les bénéfices dont on entend parler, la productivité, le gain de temps, et encore, a-t-on vraiment encore besoin de gagner du temps aujourd’hui ?
C’est une autre question.
Mais je vais aussi évidemment sur les points de vigilance. Qu’est-ce que ça va vouloir dire ? C’est quoi l’impact sur l’estime de soi si une bonne partie de nos tâches, on les a mises en délégation via un outil ? Ça va être quoi notre rapport à notre travail ? Comment vont se faire les évaluations ? tellement une série de questions et ça, ça continue à m’alimenter. Comme j’aimais comprendre, j’aimais questionner, je pense que je suis dans le secteur qui m’allait le plus en fait. Et avec un secteur qui change tellement tout le temps.
Sandrine
On ne va jamais s’ennuyer. C’est là où on passe au hack des lunettes jaunes. Et que chacune va mettre ses lunettes jaunes. Alors, pourquoi les lunettes jaunes ? Parce que c’est ce moment de transformation permanente où on rejoint le domaine un peu de la tech. Parce que moi, ça me fait penser aux lunettes de réalité virtuelle avec plein d’autogrammes où tu projettes ce que tu veux, lunettes connectées, etc. Elles vous vont très bien.
Sofia
Franchement, on est classe.
Le Hack des lunettes jaunes
Sandrine
On est bien. Et dans le hack des lunettes jaunes, c’est le hack de ton avenir. Vous l’avez déjà un petit peu cité, mais votre parcours. Toujours dans l’idée d’une jeune fille qui voudrait rejoindre ce métier, avec peut-être le premier pas actionnable pour elle par rapport à vos expériences. Sofia, tu veux commencer ?
Sofia
Moi, je pense encore une fois, je cherchais vraiment quelque chose qui puisse me passionner et m’animer un peu tous les jours au quotidien. Donc j’avais fait beaucoup de recherches. Je n’étais pas partie avec l’idée de faire du marketing digital, ni parce que c’était tendance, ni pour suivre les conseils de qui que ce soit.
Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que ce serait bien pour moi ? que ça puisse être assez innovant, etc. Et je me suis dit, pourquoi pas, effectivement, me rapprocher du marketing digital. Et je ne regrette pas aujourd’hui. Donc, je suis très contente d’avoir fait ces choix.
Sandrine
Et toi, Caroline ?
Caroline
Alors, moi, il y a 30 ans, le marketing digital, ça n’existait pas. Bah oui ! Donc, en fait, ça a démarré par le fait que je savais que ce qui me plaisait le plus dans toutes les disciplines que j’avais eues en école de commerce, c’était clairement le marketing et la communication.
Donc là, ça a aiguisé un petit peu le chemin. Et puis ensuite, j’ai suivi ma passion, c’est le théâtre. Donc évidemment, j’ai écrit 40 lettres à 40 théâtres à Paris. Bon, alors évidemment, je n’ai pas été bride. Profiter de l’école de commerce dans un théâtre public ou privé, ça ne passait pas. Et donc, je répondais en parallèle à des annonces. J’avais aussi postulé à la FNAC, agitateur culturel. Il y avait quand même quelque chose de très culturel.
Et donc, cette fameuse annonce chez Ubisoft, éditeur de jeux vidéo. qui n’était pas du tout ma passion, mais comme il y avait écrit chef de produit, CD-ROM, éducatif et culturel, je me suis dit, pourquoi pas ? Et donc, j’ai passé des entretiens, j’ai eu le poste, et c’est comme ça que je suis tombée en 1997, alors que je n’avais, je crois, même pas vraiment accédé à Internet. J’avais tout juste mis un CD-ROM une fois, je crois, dans un ordinateur. Donc voilà à peu près mon contact avec la technologie, donc assez réduit.
Et évidemment, en atterrissant chez Ubisoft, Merci. On était directement dans un univers… Alors, ce qui est intéressant, c’est à la fois autant technologique que créatif. Parce que ce qui fait quand même le charme de ce genre de secteur, c’est qu’on est quand même là pour créer des univers graphiques, raconter des histoires, à tel point qu’on doit s’immerger dans cette histoire. Donc, suivez vos passions, en fait. Et vous verrez où ça vous emmène. Finalement, c’était très logique, ce parcours.
Sandrine
Alors, on arrive à la dernière rubrique qui est Allô Adelia. que je vous dis. Pour celles et ceux qui nous regardent, l’idée, c’est si vous déposez des commentaires avec vos questions, votre expérience, le prochain podcast pourra les intégrer et nos invités pourront répondre. Et cette fois-ci, c’est un petit peu différent. L’idée, c’est que je vais laisser Sofia poser une question à Caroline et réciproquement.
Allo Adelia
Sofia
Ma question, je pense, ça serait est-ce que jusqu’à présent, si tu répenses un peu à ton passé, tu as des regrets ou alors… Des choses qui t’auraient peut-être fait différemment ? Je n’ai pas de regrets, bien sûr,
Caroline
sur mon parcours professionnel. Globalement, dans ma vie, je n’ai pas beaucoup de regrets. Le côté aventurière a toujours repris le dessus. Donc en fait, même dans des contextes où je me suis retrouvée à, entre guillemets, subir des contextes, j’ai piloté ma vie derrière et j’en ai profité pour faire des nouvelles aventures.
Moi, ce qui m’a énormément portée, mais j’avais ça en moi, c’est de changer. Dès que je pouvais, je changeais. Même en étant dans un univers changeant. J’avais toujours besoin de rajouter des cordes à mon arc. Je n’aurais pas pu faire une carrière monolithique. Donc, j’ai fait un parcours professionnel où à chaque fois, tous les deux, trois ans, j’allais chercher un nouvel élément. Donc, par exemple, à un moment donné, j’avais envie de quitter le milieu d’Ubisoft. J’ai envie d’aller dans une structure de conseil. Donc, je suis allée dans un cabinet de conseil pour avoir le choix de travailler pour plusieurs clients.
Et puis sur des sujets un peu plus en amont, des sujets un peu plus stratégiques. Et en fait, cette richesse, moi, j’avais besoin de ça dans mon parcours. Voilà, continuez. N’abandonnez jamais vos passions. Ou alors,
Caroline
abandonnez-les peut-être un petit moment, parce que parfois, on est obligé. Mais reprenez-les. Dans vos passions, il y a votre flamme. Si moi, je devais donner un émoji, c’est la flamme.
Sandrine
Activez votre flamme,
Caroline
elle vient de vos passions. Celles qui ne sont qu’à vous. Que vous avez depuis tout petit, depuis ado, que vous vous découvrez. Et ça peut être juste la passion. des liens humains. Enfin, je n’en ai pas obligé d’avoir un hobby, absolument.
Sandrine
Et toi, ta question pour Sofia ?
Caroline
Alors, moi, Sofia, je te demanderais bien comment, aujourd’hui, dans le fait qu’on a un rapport au travail un peu différent, on arrive à combiner des métiers qui sont passionnants dans un rythme intense et le fait, à côté, malgré tout, d’avoir encore une vie… personnel intense aussi.
Sofia
Oui. Moi, je pense que ça réjoint toujours ce que je disais sur l’effet que je déteste m’ennuyer. J’aime bien aussi les challenges. J’abuse aussi parce que je prends toujours plus, plus, plus et après, j’essaie et je me dis, OK, peut-être là, j’ai un peu trop de choses à faire. Mais je trouve que c’est quand même… J’ai toujours préféré avoir mes journées, mon agenda bien rempli avec plusieurs choses à faire. plutôt que d’être restée sur mon canapé. Quand tu es dans des domaines qui te passionnent, au final… Je ne compte pas les heures.
Caroline
Et ça va finalement perdre son pro parce que tu combles ce qui te fait ta flamme.
Sofia
Oui, c’est toujours la flamme qui revient au final.
Caroline
Mais si je reviens par rapport à une expérience plus personnalisée de mon fils, à chaque fois que Victor avait une idée de métier, je trouvais quelqu’un qui faisait ce métier et je m’y intéressais. Avec lui. Donc je passais une petite annonce sur Facebook. Il y avait forcément quelqu’un qui connaissait quelqu’un, toujours. Donc on a fait notamment… Oui, c’était commissaire priseur.
C’était un lien entre l’art et le droit. Bon, ben voilà. Conversation d’une demi-heure. Je pense qu’au bout de dix minutes, il avait compris qu’il ne ferait jamais ça. Vu que c’était bac plus 7 et que mon fils a toujours dit, moi je veux faire trois ans d’études au maximum. Au moins, il savait. Il n’avait pas forcément le droit de métier.
Et puis il ne voulait pas travailler dans un bureau. Je peux te dire qu’avec ça, tu as déjà un super brief. Ça élimine un nombre de pistes assez génial. Ce que je conseille aux parents, c’est prendre toutes les idées.
Ok, on regarde, on va trouver quelqu’un qui fait ce métier. Tu vas pouvoir l’appeler, poser tes questions. Et puis faire les recherches avec son enfant. T’intéresser à tout. Mon fils, il aurait voulu devenir clown et il serait devenu clown.
Mon fils était passionné de magie et il voulait être magicien. Il aurait été magicien. Il n’y a pas de barrière à se mettre.
Ca ne sert à rien d’efforcer des chemins dès le début.
Sandrine
Je crois que vous êtes toutes les deux dignes de vos héroïnes, que ce soit Fantômette et Hermione. Et en tout cas, merci pour ces échanges. Et puis avant de nous quitter, n’oubliez pas, si ce podcast vous a plu, de nous suivre partout, que ce soit sur TikTok, YouTube, évidemment les plateformes de podcast et sur LinkedIn. Un grand merci, Caroline, Sofia. Merci. Merci.
Fin de l’épisode
Sandrine: Merci de rêver !
La transcription du podcast sous forme de questions
Quelle héroïne d’enfance t’a influencée dans ton parcours pro ?
Sofia : Hermione Granger ! Curieuse, intelligente, elle cherche à comprendre, à résoudre des problèmes… Je me suis toujours reconnue dans son côté organisé et volontaire.
Caroline : Moi, c’était Fantômette. Une aventurière malicieuse, qui résout des énigmes. Je crois que je l’ai gardée en moi : j’aime les chemins qui bougent, l’inattendu, l’exploration.
Ado, avais-tu déjà des compétences utiles pour ton futur métier ?
Sofia : J’étais très organisée, très curieuse aussi. Et je cherchais toujours à ce que tout le monde soit à l’aise autour de moi. Aujourd’hui encore, c’est ce que je fais dans mon travail.
Caroline : J’étais touche-à-tout : sport, théâtre, livres. J’aimais me lancer dans des aventures. J’ai compris plus tard que c’était une force. Je suis tombée dans la tech par hasard, mais j’y suis restée pour la créativité et le mouvement.
Comment s’est passée ton orientation ?
Caroline : Mon père n’avait pas fait beaucoup d’études, alors il comptait beaucoup sur moi. On m’a poussée vers les lettres, mais j’ai choisi une école de commerce, même sans être brillante en maths. Mon orientation s’est faite en chemin, par étapes, par rencontres, pas par un plan précis.
Sofia : En Italie, les parcours sont souvent très tracés. Mais j’ai fait Erasmus, découvert la France, et tout a changé. Mes parents étaient inquiets au début, mais ils m’ont fait confiance. J’ai osé sortir des cases.
C’est quoi le Marketing Digital ? Comment le décrire concrètement ?
👉 C’est bien plus que “vendre des trucs en ligne”.
C’est l’art de raconter une histoire, de faire passer un message — utile, engageant, beau — à la bonne personne, au bon moment.
Cela réunit :
- la création de contenus,
- les réseaux sociaux,
- la publicité digitale,
- l’analyse des données,
- et surtout… la relation humaine.
Comment représenter le marketing digital… en émojis ?
Sofia :
Je choisirais trois émojis pour décrire mon métier :
- 🔍 La loupe, pour la curiosité, la veille, l’exploration.
- 📊 Les graphes, pour la partie analyse, comprendre les chiffres, les données.
- 💡 L’ampoule, pour la stratégie, les idées qu’on imagine pour résoudre un problème.
Je me vois comme un catalyseur entre un besoin et une solution. Je décrypte ce que les gens attendent, et je construis des réponses qui leur correspondent.
Comment expliques-tu ton métier à ta grand-mère ?
Caroline : Je suis un chauffage. Je réchauffe la technologie en y mettant des émotions, de l’humain, de l’imaginaire.
Le marketing, c’est ce qui réchauffe la Tech.
La technologie peut sembler froide, complexe, abstraite.
Moi, je raconte, je traduis, je connecte.
Je fais le pont entre ceux qui créent la technologie, et ceux qui vont l’utiliser.
Comment as-tu trouvé ta voie ?
Sofia : Je ne m’ennuie jamais. Chaque jour est différent. Le secteur évolue vite, donc il faut toujours apprendre. C’est stimulant !
Caroline : Ce métier m’a permis d’évoluer, de me former, de transmettre. Aujourd’hui, je parle d’IA, d’éthique, de philosophie du travail… C’est un métier qui ouvre des portes et fait réfléchir.
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