Et si ton métier de rêve arrivait… sans prévenir ?
Dans ce premier épisode d’Adelia, Rêve et Deviens, tu vas découvrir comment trois parcours ordinaires ,
un père et deux lycéennes, peuvent ouvrir des chemins inattendus dans le numérique.
Nos invité·es :
→ Éric Gaubert, passionné de météo depuis ses 10 ans, devenu expert en assurance grâce… à l’informatique.
→ Israe, qui découvre le code sur l’ordinateur de son père et rêve d’en faire un métier.
→ Eva, pour qui les maths sont “comme un jeu” et qui a envie de relier droit et numérique.
L’épisode Adelia, Rêve et Deviens, aborde les chemins vers le numérique.
Aucun d’eux ne baignait dans la Tech.
Chez eux, personne ne travaillait dans le numérique.
Et pourtant… leurs curiosités d’ado vont tout changer.
Dans l’épisode, tu vas découvrir :
- Comment une passion , la météo, les jeux, les maths…, devient un fil qui guide tout un parcours.
- Comment les métiers du numérique s’invitent dans des vies où rien ne les annonçait.
- Comment un stage, une option, une association ou un prof peuvent ouvrir une voie que ni les parents ni les jeunes n’avaient imaginée.
📌 Ressources citées dans l’épisode
Télémaque – accompagnement et mentorat pour les jeunes qui n’ont pas de réseau
Startup For Kids – projets numériques à impact portés par les jeunes
Talents du Numérique -métiers & formations du numérique expliqués simplement
Retranscription épisode complet
Introduction
Sandrine : [00:00:00] Imagine 10 parents dans cette pièce : neuf vont dire que le numérique, c’est à la fois pour les filles et les garçons, sauf que seulement trois filles sur dix sont encouragées par leurs parents à y aller. Alors, on va ouvrir la conversation avec un père concerné par l’orientation de sa fille et deux lycéennes, pour répondre à cette question :
Est-ce que mon métier de rêve peut être dans le numérique ? Je suis Sandrine Delage, créatrice du podcast Adelia, Rêve et Deviens, le podcast qui te révèle les métiers cachés du numérique pour toi et tes parents, avec un secret : des lunettes jaunes. Eh bien, je suis ravie de vous accueillir, Éric Gaubert, passionné de Tech comme moi.
Éric : Bonjour Sandrine, et bonjour à tous. Ravi d’être là.
Sandrine : Et puis bonjour, Israe.
Israe : Bonjour, un plaisir d’être là.
Eva [00:01:00] : Bonjour, merci.
Et ce qui est génial, c’est que vous avez, durant l’année scolaire, développé et présenté un projet numérique avec l’association Start Up for Kids. On va en parler tout à l’heure.
Rubrique « T’étais comment ado ? »
Alors, on ouvre avec une première rubrique : « T’étais comment ado ? » Évidemment, je vais commencer par toi, Éric, parce qu’en fait, tout commence par une passion, et je crois que toi, ta passion, c’était la météo.
Éric : En effet, j’ai 52 ans et ma passion a démarré à l’âge de 10 ans. Cette passion m’a permis de me projeter.
C’est la météo qui a, en fait, drivé mon parcours, puisque après j’ai suivi des études scientifiques jusqu’à un bac +5 en physique.
Sandrine : Et ce n’était pas du tout ton environnement familial. C’est intéressant de le dire… mais avec des [00:02:00] messages, des valeurs très ancrées que tu as suivies, qui t’ont inspiré et que tu as aussi partagées avec ta fille.
Éric : C’est ça, exactement. Ce qui m’a animé, c’est la curiosité. Et souvent, ce qui bloque — c’est ce que je transmets aussi à mes enfants, parce que j’ai aussi un garçon qui a 20 ans — c’est de se dire : ne pas se mettre dans un carcan, ne pas se dire « ah bah, ça, ce n’est pas pour moi ».
Tout mon parcours à l’école, c’était : qu’est-ce qui m’ouvre le plus de portes ? Ce qui est super important, c’est : qu’est-ce qui va me donner le plus d’opportunités ? Le parcours scientifique que j’ai suivi m’a permis d’avoir un niveau qui m’a ensuite permis de faire des études de physique, spécialisées dans l’utilisation du laser [00:03:00] dans l’industrie lourde.
Et maintenant, je travaille dans le secteur de l’assurance. Donc on voit : entre la météo, les lasers et l’assurance, c’est un parcours qui n’est pas forcément linéaire, mais fait de rencontres et d’opportunités. Le message que j’ai envie de transmettre, c’est d’être ouvert, de ne pas se cantonner en se disant « ça, ce n’est pas pour moi », « je n’ai pas envie », ou « je ne suis pas capable ». Voilà : il y a parfois de bonnes surprises.
Quand on a préparé, j’ai cité une anecdote qui m’a marqué : j’avais 14 ans et il y avait une course un dimanche. [00:04:00] Je me dis : « Est-ce que je pourrais gagner cette course ? » Je me revois encore, ces images sont bien ancrées. Et j’ai gagné -parce que je l’ai décidé – et je me suis prouvé que j’étais capable. Pour l’anecdote, mon père avait gagné 30 ans avant, dans ce même village.
Le message fort que je fais passer à mes enfants : croyez en vous, ayez confiance, n’ayez pas peur d’échouer. Et ayez soif d’apprendre, parce qu’on apprend tous les jours, dans tous les domaines.
Sandrine : Donc déjà, on voit le père qui est une source d’inspiration pour toi, dans ce qu’il t’a transmis. Et puis cette idée très forte : rien n’est impossible « Pourquoi pas moi ? je suis capable».
Alors, moi, je vais poser une autre question à Israe, et puis à Eva : quel est l’environnement qui vous inspire ? [00:05:00] Le personnage, la personne près de vous qui est une source d’inspiration, de soutien, dans les messages ?
Israe : Bah, moi, je dirais que c’est ma mère.
Elle m’a toujours dit : « Oui, travaille », elle le répétait souvent. Elle a toujours été là pour moi ; c’est ma confidente, mon amie, on peut dire ça comme ça. C’est vraiment elle qui m’a fait avancer. Je pense que je lui dois beaucoup de choses – déjà, juste la vie.
Sandrine : Et tu as aussi un environnement d’imaginaire qui te plaît, et qui accompagne ces valeurs. Tu peux en parler ?
Israe : Les mangas… Les mangas, oui. Franchement, j’ai découvert ça en sixième. On m’a même dit qu’entre la sixième et la troisième, j’ai beaucoup changé. [00:06:00] Je pense que je dois ça aussi aux mangas : cette liberté, ces mondes d’action et d’aventure m’ont fait avancer, m’ont ouverte aux autres. Et maintenant, je suis la personne que je suis, et je suis devant vous. Merci à toi.
Sandrine : Eva, quelle est la personne qui t’inspire le plus ?
Eva : Moi aussi, je dirais que c’est ma mère. Elle a souvent été là pour moi, dans des moments difficiles ou non, et elle m’a toujours donné de bons conseils que j’ai suivis. Grâce à elle, j’ai pu avancer. Et puis, c’est aussi ma famille qui est toujours un soutien : quand j’ai besoin de conseils, je vais leur demander, que ce soit à ma mère ou à un oncle, une tante un peu plus éloignée. J’ai toujours pu compter sur ma famille.
Sandrine : Et du coup, pour faire le lien avec la Tech… Le numérique ou les sciences : vous pouvez raconter pourquoi Start Up for Kids ? Vous avez quand même travaillé un mercredi sur [00:07:00] deux pour développer un projet numérique. C’est arrivé comment dans votre vie ?
Parce que ça va aussi dévoiler ce que vous aimez.
Israe : Moi, j’ai découvert ça grâce à Télémaque. C’est une association de mentorat et, dans le fil de discussion, ils proposent de nombreuses choses : sorties, stages, etc. Il y avait Start Up for Kids au début, ça m’a beaucoup intéressée.
J’ai commencé en me disant que ça pourrait être une bonne expérience pour confirmer mes choix d’orientation. Parce qu’en fait…
Sandrine : … c’est ton choix d’orientation ou ce qui t’anime, parce qu’il y a un lien entre ce qui t’anime et Start Up for Kids. Qu’est-ce que c’est ? L’informatique ? Et donc, l’informatique est arrivée comment dans ta vie, avant Start Up [00:08:00] for Kids ?
Israe : Du coup, moi, ça commence très tôt.
Je dirais en primaire. Pendant que certains avaient un téléphone, mon père me l’avait interdit. J’étais un peu triste, mais à la place, il me laissait, de temps en temps, prendre son PC. Au début, je regardais des vidéos ou je jouais. Je pense que c’est là que ma passion pour l’ordinateur a commencé.
En cours de technologie, par exemple, les autres étaient complètement largués, mais moi j’étais là : « Il faut faire ça, ça, ça ». De fil en aiguille, je me suis dit : « Est-ce que je peux en faire mon métier ? » En quatrième, grâce à mon professeur principal, j’ai vraiment confirmé mes choix pour le lycée.
Je savais déjà quelle spécialité je voulais faire, dans quelle école je voulais aller. Du coup, je le remercie pour ça.
Sandrine : Le lien avec un projet numérique, forcément, c’était déjà très aligné avec ce que tu avais envie de faire. Et toi, Eva, comment as-tu rencontré sur ta route Start Up for Kids ?
Eva : Moi, c’était plus par hasard. J’en avais entendu parler ; j’avais fait quelques recherches, etc. Et puis, un jour, j’étais sur YouTube et ça me l’a proposé. J’ai été intéressée ; j’ai [00:09:00] regardé et j’ai trouvé ça plutôt bien. Ma mère en avait aussi entendu parler sur les réseaux sociaux, et c’est même elle qui m’en a parlé.
Donc c’était plus par hasard, mais je suis contente de l’avoir fait. Ça m’a permis d’ouvrir beaucoup de choses, notamment sur les métiers de la Tech qui m’étaient presque inconnus, même ce milieu, ce domaine. Ça a été très bénéfique pour moi, notamment pour mon orientation et les années qui vont arriver, puisque ça permet de découvrir.
Et c’est toujours mieux d’avoir plus, d’avoir un domaine plus large sur lequel s’étendre et « trouver son bonheur ».
Donc oui, ça m’a beaucoup aidée pour mon orientation. Sur le plan personnel, c’était bien.
Sandrine : Alors toi aussi, tu vas chercher sur YouTube. Ce n’est pas un hasard non plus, parce que toi tu aimes les mathématiques. J’aime beaucoup les maths. C’est une matière qui n’a pas toujours intéressé, et là, peut-être toutes les deux,
vous pouvez dire : qu’est-ce que vous [00:10:00] ressentez quand vous faites votre passion ? Toi, Eva, quand tu fais des mathématiques : parce que souvent on dit « les mathématiques, c’est rasoir », « les mathématiques, ce n’est pas pour les filles ». En plus, il n’y a rien qui est fait pour aller vers les mathématiques… Mais il y a ce que l’on ressent. Et toi, tu ressens quoi quand tu fais des mathématiques ?
Eva : Alors moi, je trouve ça presque amusant d’être devant des problèmes de mathématiques, de trouver une logique, d’appliquer des théorèmes. C’est presque comme un jeu. On doit appliquer un raisonnement pour pouvoir arriver à un résultat, une fin. Oui, c’est plus comme un jeu.
Je sais que ça peut être différent selon les caractères, mais si on aime ça, il ne faut pas se bloquer sous prétexte que c’est soi-disant « pas pour les filles ». C’est toujours bien de faire ce qu’on aime.
Sandrine : Et toi, Israe, alors, quand tu es derrière l’écran, qu’est-ce que tu [00:11:00] ressens ?
Israe : Déjà, je m’amuse bien, parce que je peux jouer aux jeux vidéo – c’est beaucoup de plaisir. Par exemple, c’est un peu comme ce qu’elle a dit, Eva : quand on voit le résultat arriver. Par exemple, j’ai fait un petit jeu Space Invaders. On voit les étapes avancées, la concrétisation : on peut enfin jouer au jeu.
Je pense que c’est ça qui me stimule. Il y a beaucoup de choses que je finis par lâcher, mais le fait de voir tout de suite le résultat, je pense que c’est ça qui retient. J’aimais les maths…
Sandrine : Du coup, Éric, tu as entendu ces deux jeunes filles incroyables, et surtout leur envie, qui est arrivée.
C’est une chance, mais c’est aussi quelque chose qui se cultive. Vous avez eu cette curiosité, cette détermination. Qu’est-ce que ça [00:12:00] te fait dire, toi qui as accompagné ta fille sur les mathématiques ?
Éric : Plusieurs choses. Il y a une phrase que je cite souvent – c’est de Paul Éluard – qui dit qu’il n’y a pas de hasard, il n’y a que des belles rencontres. Ce que tu disais, Eva. Moi, c’est ce que j’ai dit à ma fille : les maths et la physique, il faut prendre ça comme un jeu.
Je trouve que c’est intéressant, que ce soit en informatique, en maths, en physique. Quand j’ai commencé ma carrière, j’ai été ingénieur de développement en informatique. Une fois passée la phase d’apprentissage, ce qui est intéressant – et c’est ce que disait Israe – c’est qu’on voit tout de suite le résultat. C’est un peu comme l’artisan qui, à partir d’un morceau de bois, va sculpter et donner corps et vie pour créer un objet.
Et il y a un point très important aussi : le fait de transmettre. Quand on est dans la transmission ou dans la formation, [00:13:00] on développe de nouvelles compétences.
Sandrine : Et du coup, avec ta fille, comment ça se passe ? Elle, au départ, les mathématiques… pas du tout ?
Éric : En fait, très tôt,
au primaire et même au collège, elle avait de bonnes notes, notamment en maths. Mais quand elle est arrivée au lycée, comme vous êtes actuellement, il y avait ce côté « les maths, c’est un peu compliqué ». J’ai toujours dit la même chose : prends ça comme un jeu. Il faut apprendre les définitions, il faut comprendre.
C’est vrai que, que ce soit Pythagore ou Thalès, c’est assez abstrait. Ce qui manque peut-être dans l’éducation qu’on a en France, c’est que souvent on va appliquer les théorèmes, mais sans se dire dans quel contexte on peut les utiliser.
Sandrine : Tu as apporté un point de vue hyper intéressant : à l’école, on n’arrive pas forcément à voir le lien concret avec les métiers. Vous, [00:14:00] vous avez déjà eu cette expérience de concrétisation de ce que vous apprenez : c’est ça qui donne envie.
Et donc, c’est la deuxième rubrique : les métiers en action – les métiers du numérique expliqués à ta grand-mère.
Rubrique « Les métiers en action ? »
Sandrine : L’idée, c’est que ces métiers sont souvent cachés, derrière l’écran, souvent en anglais. Donc c’est très difficile, pour des personnes qui ne sont pas dans cet environnement, de comprendre de quoi on parle. Quels sont ces métiers ? Toi, peut-être, tu peux donner un éclairage sur les métiers du numérique — et on reviendra vers vous après.
Éric : Ce qui est intéressant… Moi, j’ai commencé à travailler en 1997, et à l’époque on était au début d’Internet ; ça peut paraître [00:15:00] un fossé entre nos générations. Dès le début de ma carrière, j’ai pu faire du développement informatique, utiliser des bases de données, ce qui a facilité l’apprentissage et levé l’appréhension.
J’avais cette soif de comprendre les langages informatiques, le réseau, les systèmes de bases de données. Quand on a préparé l’émission, je citais l’exemple de l’impact de l’IA…
Sandrine : … l’intelligence artificielle – les acronymes !
Éric : … et on voit bien que cette vague est en train de déferler. L’impact [00:16:00] dans la vie privée : ça va être une aide pour les devoirs. Par exemple, ma fille vient me voir en disant : « Papa, j’ai un exercice de physique et ChatGPT me donne ce résultat… et il s’est trompé. »
On va aller vers l’usage de l’intelligence artificielle via des agents : il va falloir coordonner. Et ça peut être un nouveau métier qui va exister : superviseur d’intelligence artificielle dans les entreprises.
Sandrine : Pour toi, en fait, c’est s’intéresser à beaucoup de choses. Il n’y a pas juste un domaine particulier : c’est une curiosité pour plusieurs éléments, qui vont ensuite apparaître. Comme tu dis, avec l’intelligence artificielle, on n’imaginait pas ces nouveaux métiers. Donc c’est vraiment cette ouverture d’esprit, cette curiosité, qui permet de trouver des solutions, des produits, des services qui nous aident au quotidien – être, au fond, un artisan du numérique.
Éric : C’est ça qui est formidable, si tu veux, dans cette période :
pour [00:17:00] les jeunes – et encore une fois, c’est un message que j’ai envie de délivrer – faites-vous confiance, et utilisez le numérique pour développer vos passions. Vous allez apprendre, rencontrer des gens qui sont aussi passionnés que vous.
Et après, si on tire le fil, on peut en faire son métier.
Sandrine : On va tirer le fil de ce que tu viens de dire : utiliser sa passion pour un projet qui a du sens. Du coup, la question est toute simple : Israe, Eva, quel est le projet numérique que vous avez développé avec Start Up for Kids ?
Israe : Du coup, j’étais dans un groupe de trois personnes et on avait choisi la thématique de la santé mentale. Le but : réduire la charge mentale des jeunes, [00:18:00] en leur proposant des exercices de respiration, en facilitant leur organisation. C’est un sujet qui m’a touchée : on voit bien qu’avec le contexte, de plus en plus de personnes sont stressées.
La santé mentale se démocratise ; on a décidé d’essayer de régler quelques problèmes à notre échelle. Et toi, Eva, ton projet ?
Eva : Alors moi, pareil, j’étais dans un groupe de trois. On avait choisi la thématique de l’inclusion par rapport au handicap.
Notre but, avec notre site internet, était de rendre accessible la médecine et des réponses sur des maladies connues ou moins connues, pour tous. On voulait publier en continu des informations vulgarisées – parce que la médecine peut être [00:19:00] parfois difficile à comprendre, avec des mots techniques – et ainsi permettre à des personnes atteintes de handicap, à des proches, ou encore à des professeurs, de s’intéresser et de trouver des réponses.
On voulait aussi, à travers cette application ou ce site internet, mettre en contact, par internet, des personnes atteintes ou des proches, avec un forum de discussion. C’est un sujet qui me touche, parce que je suis moi-même atteinte d’un handicap, et récemment j’ai vu qu’il y avait des sortes de réunions, etc.
Ça peut faire du bien de parler, d’avoir des réponses de personnes à l’extérieur. Oui, c’était vraiment notre but à travers ce site : [00:20:00] rendre accessibles des réponses — un peu comme un Wikipedia des maladies – et trouver des informations supplémentaires.
Sandrine : Et, avec ce projet, vous êtes allées derrière la machine, derrière l’écran ; vous avez rencontré des professionnels. Ça vous a donné plus de connaissances, plus d’informations sur les métiers, mais aussi sur les compétences dont parlait Éric.
Qu’est-ce que vous avez découvert sur les métiers et la façon de les exercer ?
Israe : Pour ma part, j’ai découvert le no-code. Je ne connaissais pas du tout : pour moi, il fallait forcément programmer pour créer une application. En fait, non : aujourd’hui, il y a des sites qui proposent de mettre des blocs pour simplifier. [00:21:00]
Du coup, ça rend la création accessible à tous, même si on n’a pas encore, par exemple, les connaissances d’un langage comme Python, Java ou autre.
Et toi, Eva, qu’est-ce que tu as découvert ?
Eva : Comme je le disais au début, ce milieu de l’informatique, de la Tech, m’était presque inconnu, puisque j’ai grandi dans une famille où on ne parlait pas trop d’informatique.
Ce programme m’a beaucoup aidée : ça m’a permis de découvrir plein de métiers différents, des entreprises que je ne connaissais pas forcément, et de voir tout ce qui se passe derrière. On avait des professionnels qui évoquaient leur parcours, leur métier : c’est [00:22:00] très enrichissant.
Rubrique « Hack ton avenir «
Sandrine : En tout cas, bravo pour cette transmission. On va passer à la troisième rubrique – c’est là où arrivent les lunettes jaunes ; c’est la transformation. Moi, j’adore les lunettes connectées. [00:22:00]
Il y avait cette envie de créer ce podcast pour les filles aux lunettes… et elles sont jaunes. Peut-être que tu peux nous parler des grandes étapes de ton parcours : passion de la météo, on l’a vu. Tu as décidé de faire des études scientifiques : quelles études as-tu faites, comment ça s’est passé, et ton premier métier ?
Éric : Comme je le disais, on part d’une passion. Après, on se dit : quel parcours je dois réaliser pour atteindre cet objectif ? Forcément, parfois, on se demande : « Est-ce que j’en suis capable ? » Assez tôt, je ne me suis jamais mis de barrières.
Je ne me suis jamais dit « ce n’est pas pour moi » et [00:23:00] souvent, les barrières qu’on se met, on arrive à les dépasser.
Côté études, j’ai suivi un parcours très classique à l’université, en Bretagne. J’ai fait une première partie maths-physique ; je trouvais les maths un peu trop abstraites, j’ai voulu aller vers quelque chose de plus concret. J’ai fait une maîtrise (master) en physique, puis un master 2. À l’époque, je n’avais pas d’idées préconçues : j’ai donc fait un master 2 spécialisé sur l’usage des lasers.
Ensuite, j’ai fait mon service militaire, parce qu’à l’époque [00:24:00] il était encore obligatoire. Je l’ai fait dans la Marine nationale ; il y avait une partie où je rejoignais encore ma passion pour la météo, puisqu’on devait faire des observations météo.
On devait alors reporter ces observations à Météo-France – j’ai refait le lien avec la météo. J’ai fait ça pendant un an.
Puis, à un moment donné, je me suis dit : « J’aimerais travailler ».
Des sociétés recherchaient des personnes bac +5 en maths et en physique pour faire du développement informatique. J’ai postulé, j’ai passé des entretiens ; après, j’ai basculé dans la grande distribution, où j’ai managé une équipe de 12 personnes dans un contexte international. Tu vois, [00:25:00] cette colonne vertébrale : une fois qu’on a cette passion — pour moi, c’était l’informatique — et cette compétence qu’on enrichit, on peut travailler dans différents secteurs.
J’ai travaillé dans la banque et l’assurance ; et bientôt 18 ans que je suis dans l’assurance. Tout ça m’a aidé à développer d’autres compétences, en allant dans différents secteurs d’activité, avec toujours cette ouverture.
Israe : Quelle évolution ! Du coup, je suis d’accord avec vous, Éric : ce qui est beau avec l’informatique, c’est qu’on peut basculer d’un secteur à l’autre, avec la palette de métiers que ça propose. Il suffit de faire les bonnes formations ; à partir de là, on peut emboîter sa passion – que ce soit le sport, la médecine [00:26:00] ou la physique. Ce qui compte d’abord, c’est d’être curieux et de se lancer.
Sandrine : Et pour tirer le fil : le numérique ou la technologie, tu vas pouvoir l’exprimer dans différents contextes. Toi, Eva, tu vas même décider de faire des options croisées, hybrides, puisque tu continues bien sûr ta passion des mathématiques, mais tu vas compléter.
Tu as choisi aussi des options de spécialisation comme Histoire-Géographie,
Histoire-Géographie, Géopolitique, Sciences Politiques et Sciences Économiques et Sociales.
Et là, pour toi, le numérique, la Tech ou les mathématiques vont être au service d’autre chose. Tu peux nous en dire plus ?
Eva : Au départ, je ne savais pas vraiment dans quoi m’orienter.
Mes stages m’ont beaucoup aidée en troisième et en seconde. En troisième, je l’avais fait en médecine : j’ai vu que ce n’était pas trop pour moi — intéressant, mais je ne me voyais pas y travailler toute [00:27:00] ma vie. En seconde, j’ai fait trois semaines dans un cabinet d’avocats, et j’ai beaucoup apprécié.
Lors de ce stage, j’ai rencontré de nombreux avocats ; deux m’ont précisé qu’il était possible de mixer le droit avec d’autres domaines, comme la médecine ou l’informatique/technologie. J’ai trouvé ça très intéressant.
Pour revenir à mes spécialités au lycée, on nous a toujours dit qu’il y avait trois critères pour le choix : ce qu’on aime, ce qui nous intéresse, les notes, et si c’est en rapport avec notre orientation future. Donc, moi, les maths, c’est un choix personnel parce que j’aime ça.
Sandrine : Et toi, Israe ? Toi, tu avais une option de spécialisation que tu voulais absolument faire, qui s’appelle NSI — Numérique et Sciences Informatiques. Aujourd’hui, ce n’est pas partout dans tous les établissements scolaires.
Donc, qui a décidé ?
Israe : Oui, malheureusement, vu qu’elle est assez récente – c’est [00:28:00] environ après la réforme, je crois 2019, que cette spécialité a vu le jour – il n’y a pas forcément de profs pour la proposer. Et comme ce n’était pas dans le lycée de secteur près de chez moi, en troisième j’ai décidé de changer de ville.
Ce n’était pas toujours évident, parce qu’au cours de cette année-là, j’ai bien vu qu’avec les trains et les bus… il fallait avoir le cardio ! Et même si au début mes parents n’étaient pas forcément d’accord, parce qu’ils s’inquiétaient — ce qui est normal — j’ai réussi à les convaincre grâce à ma prof principale : c’est un lycée tout neuf, avec des installations en bon état.
Le niveau est plus élevé. J’étais dans un collège en ZEP ; là, j’arrive dans un lycée où je vois la concurrence : ce n’est pas comme ce que j’avais au collège. [00:29:00] Comme j’ai vraiment insisté – je leur ai dit que je pouvais me débrouiller – ils ont fini par accepter pour que je puisse y aller.
Donc vraiment…
Sandrine : … une détermination à toute épreuve. Eva, tu as cité les stages : est-ce que tu peux aussi en parler ?
Israe : Mes stages n’étaient pas forcément dans le domaine que je voulais faire. Comme je savais que je pouvais aller un peu partout, je me suis dit que je devais explorer.
En troisième, je l’ai fait dans une banque. Sur les deux stages, il y avait d’autres jeunes avec moi ; la banque nous a fait faire de nombreuses activités. Ce n’est pas forcément quelque chose qu’on connaît en tant que particulier : du coup, j’ai pu découvrir cette entreprise, apprendre des choses et voir comment une banque fonctionne.
Mon second stage, c’était dans le groupe M. J’étais là grâce à Télémaque, parce que je n’ai pas forcément la chance de faire jouer des relations. [00:30:00] Là-bas, j’ai pu découvrir le fonctionnement des médias : j’ai pu visiter des plateaux, faire des conférences. Et il y avait toujours ce fil sur l’informatique, parce que j’en avais parlé à ma tutrice, qui m’a fait rencontrer des gens de ce milieu et qui m’ont beaucoup aidée – notamment une dame, Catherine.
C’est grâce à elle que je sais plus ou moins dans quelle école j’aimerais aller, comment je pourrais faire. Du coup, ces stages m’ont beaucoup aidée. Je pense que c’était une bonne idée de les faire.
Sandrine : Donc, en conseil, on pourrait dire : suivre ses passions, et utiliser les stages pour confirmer – et voir, finalement, que toi, la médecine, ce n’était pas ce que tu voulais faire.
Et avec des clés : l’entourage – qu’il faut activer, ne pas hésiter à solliciter -mais aussi des associations, comme Télémaque. C’est une association qui accompagne des jeunes qui n’ont pas forcément de réseau et qui va les aider.
Tu veux [00:31:00] peut-être en dire quelques mots ?
Israe : Oui. Télémaque, ça veut dire qu’on va rencontrer une personne selon nos besoins. Avec elle, on aura un budget pour faire des sorties — musées, aquariums — des choses qu’on n’a pas forcément la chance de faire avec nos parents. Pour les choix d’orientation, à chaque fin d’année, il y a un bilan : on pose tout à plat, on nous aide si besoin.
Il y a aussi des cours particuliers si on voit que les notes baissent trop. Et pour les stages, ils nous aident vraiment. Si on a la chance de pouvoir s’y inscrire, je le recommande fortement : ça permet de faire ce qu’on aime. On mettra le lien…
Sandrine : … sur l’association Télémaque et Start Up for Kids dans la description du podcast.
Rubrique « Allo Adelia «
Et on va passer à la quatrième partie, avec les questions que se posent des parents et des jeunes filles. C’est la rubrique « Allô Adelia ». Est-ce que je vais perdre mes copines en choisissant des options techniques ou scientifiques ? Qu’est-ce que vous [00:32:00] pourriez dire à une jeune fille qui se pose cette question ?
Israe : Moi, je prends l’exemple du fait que j’ai dû changer de ville. Du coup, je suis partie loin de tous les amis que j’avais au collège. Au début, c’était compliqué : je ne savais pas vraiment à qui parler. Il y avait une personne de ma classe qui venait de mon collège ; tout le reste, je ne connaissais pas.
Comme je suis assez sociable, j’ai pu créer des liens avec beaucoup de personnes. Il ne faut pas avoir peur, parce que mes amis du collège, je les ai encore en contacts : on fait toujours des sorties, etc. C’est important de prendre l’opportunité, parce que même si on veut rester avec elles, ce n’est pas elles qui feront ton avenir.
Il faut d’abord penser à soi avant de penser aux autres ; pas suivre le groupe, parce qu’à un moment il finira par se casser. C’est mieux de faire d’abord ce qu’on pense le mieux, ce qu’on aime. [00:33:00] Et si ce sont vraiment tes amies, elles te soutiendront : elles resteront toujours près de toi.
Merci.
Sandrine : Toi, Eva, qu’est-ce que tu dirais ?
Eva : C’est vrai qu’au collège, je n’avais pas énormément d’amies, mais je me suis toujours dit que je ne changerais jamais pour plaire aux autres.
Vraiment, je préférais rester dans ma voie, même seule, plutôt que d’être accompagnée sans être heureuse. Pour l’anecdote, c’est l’année dernière que j’ai eu deux amies ; cette année, j’étais dans leur classe. Je rejoins le point de vue d’Israe : si ce sont vraiment des amies, elles seront toujours là pour toi — sur tes goûts, tes choix d’orientation, tes notes. Il ne faut pas se dire « j’ai peur de faire ça parce que je risque de perdre des amies », parce que si on est sûr d’avoir les bonnes personnes qui nous accompagnent, il y a peu de questions à se poser. [00:34:00]
Sandrine : Et la deuxième question, c’est la rémunération, les salaires de ces métiers. Qu’est-ce que tu pourrais en dire, Éric, toi qui as évolué dans ce milieu ? Je crois que ta fille aussi s’est fixé un objectif.
Éric : Alors, encore une fois, c’est intéressant de se dire… Quand on regarde ce que faisaient nos parents, et ce lien générationnel. Moi, quand j’ai commencé à travailler — peu ou prou – j’avais le même salaire que mon père en fin de carrière. Ça, ce sont des marqueurs.
Et surtout, après, se dire : qu’est-ce qui est le plus important ? Pour répondre à ta question : c’est vrai que ma fille, elle, a un chiffre en tête – je ne sais pas d’où — elle a dit : « Je veux gagner 7 000 », je crois.
Israe : Le chiffre [00:35:00] — pour le salaire par mois pour être heureux, pour être considéré comme heureux – c’est 5 000. Et elle est largement au-dessus…
Éric : Mais après, il faut considérer : est-ce que c’est du brut ?
En net, c’est beaucoup moins. Si on enlève les prélèvements sociaux et fiscaux, on doit… pas loin de 5 000…
Sandrine : Alors, je peux donner la fin du suspense : les chiffres des métiers du numérique. Le salaire médian — entre juniors et seniors — c’est à peu près 2 700 € nets : c’est vraiment ce que tu peux dépenser. Avec 10 ans d’expérience, [00:36:00] ça peut monter jusqu’à 3 900 € nets. On n’est pas très loin des « quatre zéros ». Évidemment, selon l’expérience, les choix de vie et les compétences, on peut monter plus haut ; mais ça donne des fourchettes.
Je vais donner un élément concret, puisque c’est une question pour les parents : si je suis parent et que je ne connais rien à ces domaines — ou même si je suis une jeune fille – il y a un site qui s’appelle Talents du Numérique.
C’est un site de référence pour l’orientation dans le numérique. Le vocabulaire y est très accessible pour les jeunes, avec un petit bot qui s’appelle Charlie, des vidéos TikTok et YouTube. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’il y a des tableaux récapitulatifs sur les filières, les passerelles entre filières — [00:37:00] par exemple : « Quand j’ai fait un bac technologique, que puis-je faire pour rejoindre une école d’ingénieurs ? »
Il y a aussi un tableau très clair sur les spécialités qui sont demandées ou qui facilitent les formations que vous voulez faire. On a parlé de NSI et des mathématiques ; il y a aussi physique-chimie et sciences de l’ingénieur.
Il y a environ 80 métiers dans le numérique, dont des métiers du design, que vous avez dû découvrir en façonnant les interfaces de vos projets. On va y trouver aussi des profils plus littéraires — mais ce sera l’objet d’un autre podcast.
Et bien, on arrive à la fin de ce podcast : est-ce que vous auriez, chacun et chacune, en une ou deux phrases, un conseil pour que le duo parent–jeune fille soit un duo de plaisir, pas un pic de stress ? Comment créer un moment de conversation sur l’orientation et les métiers du numérique ?
Je ne sais pas si, Israe, tu…
Israe : Moi, je dirais : il faut écouter les enfants — et inversement. La clé, c’est la communication. [00:38:00] Parce que si un parent n’écoute pas son enfant, ça fait mal. Le mieux, c’est toujours d’écouter son enfant et de se donner à fond.
Croyez votre enfant quand il parle : il ne faut pas laisser passer l’occasion où il essaie de partager sa passion, parce qu’un moment ou un autre, il arrêtera définitivement de vous parler. Et là, ça peut rapidement monter… dans…
Sandrine : … des conflits. Voilà. On sait bien que l’adolescence, ce n’est pas simple, donc d’autres choses se rajoutent. Très bien : l’écoute — ça, c’est pour les parents.
Toi, Eva ?
Eva : Je pense qu’il faut suivre ses passions. Et, comme dit, il faut communiquer, échanger avec ses parents, avoir un avis extérieur, etc. Il faut aussi essayer de faire des choses en dehors de l’école pour avoir un dossier assez complet, parce qu’aujourd’hui, [00:39:00] ça peut être difficile d’avoir des places si on a un parcours « basique ». Donc essayer de se démarquer, etc.
Sandrine : Éric, le mot de la fin ?
Éric : Moi, ce sera trois mots : se faire confiance. Se faire confiance. Et encore une fois, se faire confiance. C’est ça, le message : soyez curieux et allez vers les autres pour découvrir de nouvelles choses.
Sandrine : Merci de votre temps, merci à tous les trois. J’avoue, j’ai très envie de suivre la suite de vos parcours. Eva, vous allez faire des choses formidables.
Et merci à nos auditeurs et auditrices d’avoir rêvé avec nous. Si vous voulez continuer à suivre l’aventure des filles aux lunettes jaunes, ça se passe sur les réseaux sociaux — sur TikTok, sur YouTube, LinkedIn — et sur les plateformes de podcast. Alors, à bientôt pour le prochain épisode en lunettes jaunes.
Israe : Mon rêve, ce [00:40:00] serait de pouvoir, grâce à ma passion de l’informatique,
avoir assez d’argent pour rentrer dans un magasin, prendre sans compter et repartir.
Sandrine : La liberté…
Israe : … l’émancipation, l’indépendance. Je pourrais voyager. Je pourrais mener un train de vie digne des films, et en même temps je pourrais travailler. J’aimerais avoir un métier qui me permette de faire ce que j’aime, de pouvoir voyager et, en même temps, d’être bien financièrement.
Comme ça, je pourrais rendre à ma mère tout ce qu’elle a fait.
Sandrine : Et j’ai deux rêves que j’aimerais bien réaliser : monter tout en haut du Mont-Blanc — ce serait mon Everest. Et puis l’autre, c’est une autre passion que j’ai aussi : la voile. Traverser l’Atlantique à la voile : ce seraient mes deux rêves.
Ce que j’aimerais accomplir. Et…
Eva : Je [00:41:00] crois que je le vis, mon rêve, au sens où créer du contenu, c’est quelque chose qui permet de transmettre. Il y a une citation d’Albert Camus : « Créer, c’est vivre deux fois ».
C’est pour ça aussi qu’en informatique, le côté artisan, le côté « je crée un projet, une solution concrète »… Créer, c’est vivre deux fois sa vie.
La transcription du podcast sous forme de questions
Le numérique, est-ce vraiment pour les filles autant que pour les garçons ?
Dans une salle où 10 parents discutent, 9 pensent que le numérique s’adresse à tous, filles comme garçons. Pourtant, seules 3 filles sur 10 sont réellement encouragées par leurs parents à se lancer dans ce domaine. C’est une vraie conversation à ouvrir, avec des jeunes et leurs parents, pour déconstruire les idées reçues. Eric, passionné de tech, rappelle que la curiosité est essentielle pour oser ce chemin, sans se limiter par des stéréotypes. Le numérique est un terrain d’opportunités multiples, à explorer avec confiance et soif d’apprendre.
« Croyez en vous, ayez confiance et n’ayez pas peur d’échouer. » Eric
Qui sont nos sources d’inspiration quand on choisit sa voie ?
Israe cite sa mère comme son pilier, sa confidente, toujours présente et porteuse d’encouragements. Les mangas ont aussi nourri son imagination et sa liberté d’esprit. Eva partage ce sentiment : sa famille est son soutien inconditionnel, un repère pour avancer. Ces liens solides et des modèles bienveillants accompagnent chacun dans ses rêves. Ces inspirations donnent de l’élan et rassurent face aux défis.
« Elle m’a toujours dit oui, travaille, et elle le répétait souvent. » Israe
Comment les stages et options au lycée aident-ils à trouver sa voie ?
Eva raconte comment ses stages en médecine et en cabinet d’avocats lui ont permis d’affiner son projet professionnel. Elle a choisi des spécialités mixtes, comme Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP) et Sciences Économiques et Sociales (SES), en complément des mathématiques, pour enrichir son profil. Ces expériences sont essentielles pour faire des choix éclairés.
« Les stages m’ont beaucoup aidée à comprendre ce que je voulais vraiment faire. » Eva
Quels salaires peut-on espérer dans les métiers du numérique ?
Eric rappelle que son salaire, jeune ingénieur, égalait celui de son père en fin de carrière, signe d’un secteur porteur. Sa fille vise environ 7 000 € brut, un objectif ambitieux mais pourquoi pas. En moyenne, les salaires nets des métiers du numérique tournent autour de 2 700 € au début, et peuvent atteindre 3 900 € avec 10 ans d’expérience. Le site Talent du Numérique est une bonne ressource pour découvrir ces métiers.
« Le salaire médian est d’environ 2 700 € nets, mais ça peut monter beaucoup plus. » Sandrine
Comment créer un dialogue serein entre parents et jeunes sur l’orientation ?
Israe insiste sur l’écoute mutuelle : parents et enfants doivent se parler avec attention pour éviter les tensions. Eva conseille de suivre ses passions tout en enrichissant son parcours avec des activités extrascolaires pour se démarquer. Eric conclut avec trois mots simples : confiance, curiosité et ouverture aux autres.
« Se faire confiance, se faire confiance, se faire confiance. » Éric
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